Vraiment à écouter jusqu'au bout !
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Le capitalisme n'a plus d'avenir. Il ne peut que détruire les hommes et la planète.
Dans les luttes et dans les urnes, ensemble dépassons le, en visant une nouvelle civilisation.
Vraiment à écouter jusqu'au bout !
Poème de Carla Bruni...
O rage ! O désespoir ! O PS ennemi !
N'aurais-je tant minaudé que pour cette infamie ?
Fatale élection, annus horibilis !
A quoi auront servi mes dents et ma peau lisse ?
Mon César est à terre et la défaite est nette.
Je le trouve tout petit, privé de talonnettes.
C'est un être défait que j'héberge dans mon lit.
Le moral à zéro, le sceptre ramolli.
Où va-t-il s'agiter ? Sur qui passer son ire ?
Qu'il s'en aille chez le juge, il a beaucoup à faire
Pour répondre, s'il le peut, de vilaines affaires.
Bettencourt, Libye, Pakistan, des cabales ?
Les emmerdes je le sens, vont tomber en rafales.
La force m'abandonne et le repos me tue.
Après tant de risettes, me retrouver battue !
Me farcir les Copé, les Fillon, les Juppé ?
Que nenni ! Carla mérite société plus huppée.
Quitter les projecteurs ? Ne plus faire la une,
Nourrir un agité qui n'amène plus de thune,
Minus avocaillon s'accrochant à la barre ?
J'ai épousé un roi, je retrouve un tocard.
Je relis le contrat, et je me sens flouée.
Pour moi c'est First Lady, ou alors remboursée !
Je ne décevrai point tous mes amis esthètes.
Je pars draguer tantôt le président des States.
Adieu, Français ingrats ! Ma prochaine baraque
Sera le blanc palais du sublime Barack.
Entre nous, dites-moi, de quoi aurai-je l'air
D'abandonner ma place à une Trierweiler ?
Je veux le monde entier éblouir de mon style,
Je tremperai ma plume dans l'encre de ma haine.
Résistant jusqu'au moins la semaine prochaine.
Canard enchaîné ce 09 /05/2012
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Copé-Fillon ou le duel pour survivre et exister.
L'UMP fait la gueule, se divise et se déchire. Mais pourquoi donc ?
Less choses ne vont pas bien depuis plusieurs mois. Alors que l'UMP faisait régner sa loi sur le pays avec un chef omniprésent au point d'écoeurer les français, une série de fessées électorales lui est tombéé dessus.
Il y a eut tout d'abord, celle des régionales qui a vu d'une part la gauche prendre la gestion de 20 régiions sur 21 et d'autre part l'émergence d'une nouvelle force, le Front de Gauche qui allait ouvrir bien des espoirs à notre peuple.
Il y eut ensuite, le Sénat qui passait à gauche et fut sans conteste un des évènements politiques de l'année 2011. Il y eut enfin la raclée de la présidentielle avec la fessée administrée à Sarkozy. Depuis un air nouveau, sain et apaisé, souffle sur notre pays. Cela fut possible que grâce aux 4 millions de voix apportées par le Front de Gauche qui réalisait le 22 avril la plus forte progression de tous les partis en lice à cette élection présidentielle.
Enfin selon les sondages, l'UMP risque de perdre (90% de chances) sa majorité à l'Assemblée Nationale.
En 4 élections ça fait pas mal de dégâts. Des hommes politiques usés qui disparaissent enfin, des plus jeunes marqués par l'ambition sont victimes de leur idolatrie imbécile à leur chef Sarkozy, et de l'argent public qui ne sera plus transféré légalement dans les poches de ses messieurs ou dans les caisse de l'UMP. Dans ces conditions, comment exister quand l'ensemble des pouvoirs vous a échappé ?
Il va leur falloir attendre 5 ans, et essayer de vivre pendant 5 ans sans trop puiser dans leurs économies personnelles.
L'enjeu du duel Fillon-Copé est bien celui là. La division est sévère et laisse dans le désarroi le plus total, les militants de droite et tous ces petits ambitieux qui espéraient faire une carrière politique dans le sillage de leurs chefs de bande, aujourd'hui défaits. Leur préoccupation n'est pas l'intérêt général mais leur devenir personnel. Comme cela n'est pas beau du tout ni encourageant, les chefs de l'UMP ont tenté de faire croire hier qu'ils se rapapillotaient.
"Nous vous présentons aujourd'hui un plateau des chefs et pas de combat des chefs", affirme sans y croire Roger Karoutchi, bombardé animateur de la réunion des cadres de l'UMP à l'Hôtel Pullman de Paris. Une réunion de pacification pour mettre fin aux attaques, parades, ripostes et contre-ripostes que se sont assénés, cette semaine, François Fillon, et le secrétaire général de l'UMP, Copé.
Face a un nombre restreint de cadres UMP, ce dernier s'est appliqué a faire oublier les coups de boutoir que ses alliés ont portés à M. Fillon, coupable d'avoir affirmé que, depuis la défaite présidentielle, "il
n'y a plus, à l'UMP, de leader naturel". Le député parisien Debré a enjoint, cette
semaine, Fillon de "fermer sa gueule". Bravo le language, cela en dit long sur cette division et les déchirements en découlant.
Rachida Dati, proche de Copé, n'a pas manqué de décocher quelques flèches en qualifiant son ancien premier ministre de "mal élevé", "déloyal" et "petit ingrat". Mais "la tentation de salir nos adversaires, c'est pas dans notre culture", jure Jean-François Copé à l'occasion de cette grande réunion de famille.
Face aux cadres de l'UMP, il assure œuvrer à "arrondir les angles". "L'heure est au rassemblement", lance le maire de Meaux. Jean-François Copé a même une phrase à l'intention de son rival : "François Fillon a parfaitement raison sur le leadership. Personne n'a un grade supérieur aux autres." Une manière de réaffirmer son ambition de chef de l'UMP. Dans le hall de l'hôtel Pullman, candidats et responsables locaux appellent de leurs vœux un enterrement de la hache de guerre entre les principaux rivaux. "Il y a 5oo candidats en campagne. Ils peuvent se retenir trois semaines", résume un élu des Hauts-de-Seine. Et après ? ça va saigner !
Jean-Pierre Raffarin y va de son couplet : "L'urgence est plus à l'addition qu'à la compétition." C'est Alain Juppé qui porte le mieux le costume de Monsieur Loyal. "Ne nous trompons pas de calendrier, 2017 c'est 2017", rappelle le maire de Bordeaux, renvoyant aux calendes grecques les ambitions présidentielles de Jean-François Copé et de François Fillon. Elu du Sud-Ouest, il donne dans la métaphore rugbystique : "Aujourd'hui il faut faire bloc. Dans la mélée, on ne se fait pas de croche pied, on pousse ensemble."
Le fondateur de l'UMP pose les jalons du calendrier du parti : aujourd'hui la campagne législative puis, à l'automne 2012 la présidence du parti . Puis viendra 2016 , l'année d'une "primaire ouverte" sur le modèle de celle du Parti socialiste. Rien que ça !
Un seul des grands barons de l'UMP est demeuré éloigné des thématiques liées à l'organisation interne du parti. Malin comme un singe, François Fillon a tenu un discour toute en opposition radicale mais aussi inconvenante vis à vis de François Hollande. Une manière de poursuivre sa campagne interne de candidat à la candidature pour l'investiture suprême en 2017, tout en se protégeant des accusations de division.
Tout cela sent le pourri. Dans quelques mois, ça devrait saigner à l'UMP! Mais les français n'ont que faire de ces tribulations obscènes, ce qui compte pour eux, c'est comment construire le changement, c'est à dire faire du neuf, mais vraiment du neuf !
le 27 mai 2012
Le parti de la gauche radicale grecque Syriza, opposé au programme d'austérité réclamé par les créanciers du pays, reste favori pour les
législatives du 17 juin, selon un sondage publié jeudi.
Le Syriza est crédité par l'institut Public Issue de 30% des voix, contre 26% pour la Nouvelle-Démocratie (ND) tandis que le Pasok (PS) reste à la 3ème place qui lui est échue lors du scrutin du 6 mai, à 15,5%.
Il s'agit de projections sur les intentions de vote, opérant une répartition des indécis, avec une marge d'erreur de 3%.
Le chef du Syriza, Alexis Tsipras, est jugé comme "le plus apte" à diriger le pays, par 24% des sondés, devant le dirigeant conservateur Antonis
Samaras (19%).
Ce benjamin de la vie politique grecque, à 37 ans, est redouté en Europe car rejetant les conditions du prêt international consenti à Athènes par
ses créanciers. Il précise : "Je ne crois pas que le rejet du programme d'austérité signifierait une sortie du pays de la zone euro", a-t-il
déclaré mercredi à Berlin.
Selon le sondage, rendu public par la chaîne de télévision grecque Skaï, c'est ce message que les Grecs veulent entendre: 85% d'entre eux voteraient pour le maintien dans l'euro en cas de référendum, mais 62% rejettent le memorandum, la feuille de route du super austérité prescrite au pays.
Depuis la pression s'exerce sur les grecs, en début de semiane c'est A. Merkel qui a demandé le respect du plan de redressement et samedi c'est Christine Lagarde du FMI qui en fait de même. Les ultralibéraux sont déchaînés tellement ils ont peur de voir la France et la Grèce, par la voie démocratique rejeter massivement l'austérité. Résultats sur lesquels pourraient s'appuyer les espagnols, les italiens et bien d'autres en Europe pour remettre en cause la rente versée par les Etats aux banques et aux marchés financiers. L'enjeu du 17 juin est donc considérable tant chez nous que chez les grecs.
L'enquête, réalisée du 18 au 23 mai auprès d'une échantillon de 1.214 personnes, confirme par ailleurs le tassement de la formation néonazie Chryssi Avghi (Aube Dorée), qui a semé la consternation en obtenant 6,9% des voix aux législatives du 6 mai. Elle resterait toutefois au parlement, avec un score de 4%.
26 mai 2012
Le Parti Socialiste doit faire preuve de courage
et de fermeté!
L’agence Moody's a indiqué qu’elle maintenait son triple A, tout en continuant de l’associer à une perspective négative et malgré l’annonce, la veille, de Jean-Marc Ayrault, confirmant que le gouvernement prendrait un décret pour la retraite à 60 ans pour les longues carrières à 18 ans dans la limite de 1 milliard en 2012.
C’est une bonne nouvelle pour le gouvernement qui avait pris langue avec les agences de notation pour leur présenter le projet et les convaincre qu’il ne dégraderait pas le déficit. La mesure sur les retraites sera financée par une hausse des cotisations des employeurs et des salariés, à charge pour les régimes complémentaires, gérés par les partenaires sociaux, de trouver eux aussi des ressources complémentaires pour faire face à cette nouvelle dépense.
Mais Moody's a tout de suite précisé qu’elle dégradera la note de la France "si le gouvernement ne parvient pas à stabiliser et à réduire le niveau élevé du ratio d'endettement". Elle ajoute encore, qu’elle attend "après les élections législatives de juin, une vision plus claire du programme gouvernemental".
C'est un chantage infâme vis à vis du gouvernement qui est ainsi mis en demeure de donner de sérieux gages, alors que les faibles perspectives de croissance ne vont pas aider à une amélioration de la situation.
François Hollande et le gouvernement doivent résister et dénoncer un tel chantage des marchés financiers. Surtout qu'ils ne pensent pas, dans un premier temps faire de bons discours afin de remporter les législatives et une fois la majorité obtenue renier tout ce qu'ils ont dit et imposer une nouvelle cure d'austérité à notre peuple!
Une telle magouille ne serait pas accepter. Le Parti Socialiste doit donc être ferme, courageux face aux marchés et face à la presse libérale qui lui met la pression, comme Le Monde de ce vendredi qui dit : " François Hollande n’attendra pas deux ans, comme François Mitterrand, pour prendre le tournant de la rigueur. Il n’en a pas les moyens. C’est dès la fin du mois de juin, une fois rendues publiques les conclusions de l’audit budgétaire confié à la cour des Comptes qu’il devra s’attaquer à la réduction des dépenses et annoncer des hausses d'impôts. Gare à la gueule de bois ! La cure risque d’être très indigeste."
Nous retrouvons là, la pensée libérale défendue becs et ongles par les nouveaux chiens de garde de la pensée unique. Le Parti Socialiste doit engager le fer, s'il le fait il aura le soutien du peuple.
Mais surtout qu'il ne fasse comme le dénommé Sapin qui déjà annonce que la hausse du SMIC ne doit pas être trop forte, comme s'il avait déjà oublié ses électeurs. Quelles références économiques sérieuses a t-il pour affirmer de telles bêtises alors que les caisses des entreprises sont pleines ? A t-il fait le choix de céder aux sirènes du libéralisme ou au chantage de Moody's. Tout cela est inquiètant. Il est urgent que le peuple le rappellent à l'ordre, notamment les 10 et 17 juin 2012.
Le 25 mai 2012
La mortalité par affections respiratoires chroniques est également largement en dessous des moyennes européennes et la France se situe parmi les pays de l'Union européenne où la mortalité directement liée à l'usage de drogue est la moins élevée, selon ce document.
CHAMPIONNE DE L'ESPÉRANCE DE VIE DES FEMMES
Cette première comparaison des vingt-sept pays de l'Union européenne vise à "définir des priorités en matière de santé publique et d'organisation du système de santé", selon le Haut Comité (HCSP) "En matière de santé, la France est aujourd'hui un pays 'moyen'", note le président du HCSP, Roger Salamon, dans un communiqué.
Championne de l'espérance de vie pour les femmes (la plus élevée d'Europe), bien placée pour la fécondité (3e derrière l'Irlande et le Royaume-Uni), la France a également progressé grâce à sa politique de prévention routière amorcé depuis les années 1980 (diminution constante du nombre de blessés).
La France affiche le taux le plus bas d'Europe pour la mortalité liée aux maladies cardiovasculaires, pour les deux sexes (en 2009, 158 morts pour 100 000 chez les hommes et 92/100 000 chez les femmes). Les écarts sont considérables avec les pays qui ont les taux les plus élevés, comme la Bulgarie (745/1000 pour les hommes et 492/1000 pour les femmes), la Roumanie et les pays baltes.
Elle conserve cette place de bon élève depuis de nombreuses années, comme en témoigne cette infographie sur les chiffres de l'année 2000 :
FORT TAUX D'ACCIDENTS DU TRAVAIL
Mais sa mortalité par suicide se situe dans la moyenne haute européenne. Et, malgré les progrès réalisés, la France demeure un pays fortement touché par le VIH, que ce soit en termes d'incidence de nouveaux diagnostics d'infection et d'incidence du sida que de mortalité.
Elle figure également parmi les pays où le taux d'accidents graves du travail est le plus élevé (3 788 pour 100 000 travailleurs en 2008).
La France est le pays dont le poids des dépenses de santé dans le PIB est le plus élevé (11,2 % en 2008), suivie de près par l'Allemagne et l'Autriche (10,5 %), et par la Belgique (10,2 %), mais elle se situe seulement au sixième rang pour les dépenses de santé par habitant. La bonne santé d'une population a un coût, et il n'est donc pas anormal que le poids des richesses consacrées à cet objectif humain soit ce qu'il est.
Il devrait être encore plus élevé, si les mesures urgentes qui sont à prendre pour améliorer l'état sanitaire de la France étaient prises. Toute la question est de savoir comment on utilise les richesses créées par les travailleurs, soit elles sont dilépidées, gâchées, stérilisées dans la finance soit elles sont utiles au pays, avec entre autres l'améliotration de l'état de bien être de chacun tout au long de l'existence, de la naissance au décès.
C'est le choix fait par le Front de Gauche qui se félicite des premières intentions annoncées par la secrétaire d'état à la santé. Il s'agit maintenant de passer aux actes concrets qui ne seront possibles et efficaces qu'avec l'abrogation de la loi HPST (loi Bachelot) et la suppression du T2A c'est à dire le financement à l'activité.
Il y a besoin pour cela d'un nombre important de députés Front de Gauche à l'Assemblée Nationale.
le 24 mai 2012
Hollande et Ayrault ne doivent pas
tourner autour du pot!
Il faut mettre en oeuvre ce qu'ils ont promis tout
en corrigeant ce qu'a fait la droite avant.
François Hollande, a pris l'engagement du retour à 60 ans de la retraite pour les salariés ayant commencé à travailler à 18 ans et ayant cotisé 41 années. Point final, c'est promis, on fait. C'est cela aussi la moralisation de la vie politique! On applique sans tourner autour du pot. Il ne faut quand même pas trois semaines, pour sortir un décret mettant en oeuvre cette disposition dite "carrières longues" !
Et bien si ! Le PS tergiverse, on veut sans vouloir, on va faire mais on ne sait pas envore comment, il faut pas que ça coût etc...bla bla
bla. Mais qu'est ce que c'est que toutes ces histoires ? Et pendant qu'ils tergiversent, les travailleurs continuent de s'user au boulot et les jeunes de galèrer au chômage.
Tout est pourtant simple. Un salarié né en 1953 avait 18 ans en 1971, si vous ajoutez 41 ans, cela fait 2012. On déduit donc que tous les salariés nés avant 1953 et qui ont travaillé pendant 41 ans voire plus, doivent donc partir immédiatement s'ils le désirent.
C'est simple comme bonjour. Hé bien non ! Pas au Parti Socialiste, il y en a qui cherche on ne sait quoi.
Certes, Fillon à l'époque (2003 et 2010) a du reculer sur la retraite pour "longues carrières". Ce sont les formidables mobilisations de 2003 et de
2010, qui ont permis ça. Mais pour ne pas donner l'impression de céder face aux mobilisations, et pour garder le cap visant à faire travailler le plus longtemps possible les travailleurs tout en
mettant les jeunes au chômage, ils ont assorti les 41 ans travaillés de conditions draconniènes que le gouvernement Ayrault devrait modifier immédiatement au nom de la justice sociale. Valeur de
gauche s'il en est!
Le dispositif "carrières longues" permet aux salariés ayant commencé à travailler à 17 ans, ou avant, de partir en retraite avant l'âge minimum légal. Quelles sont les conditions inventées par la droite ? Il faut d'abord avoir été assuré un peu plus que le minimum pour obtenir normalement une retraite à taux plein : par exemple, 174 trimestres (43.5 années) pour un salarié né en 1955 et ayant commencé à travailler à 15 ans, alors que 166 trimestres (41.5 années) suffisent pour les autres personnes nées la même année. Pourquoi une telle inégalité, une telle injustice, qui sanctionne celui qui a travaillé longtmps et jeune?
Par ailleurs, la méthode de calcul du nombre de trimestres cotisés n'est pas la même pour ce dispositif que dans le cas général. Ainsi, les périodes dites "validées", comme le chômage ou la maladie, sont décomptées différemment. Encore une inégalité et une injustice.
En 2011, 39 000 personnes, aux trois quarts des hommes, ont pu bénéficier du dispositif. Ainsi, la droite a pu limiter les nombre de bénéficiaires et surtout priver nombre femmes du dispositif. Si on a viré Sarkozy et Fillon, c'est pas pour que le gouvernement socialiste reprenne les mauvaises mesures de ses prédécessuers qui lui ont permis de torpiller le dispositif. Si on fait ça, c'est pas ça le changement attendu par nos concitoyens !
Si on veut vraiment changer, il ne faut surtout pas dire que l'on va étendre le dispositif "carrières longues" réservé actuellement aux salariés ayant commencé à travailler à 17 ans et avant (dispositif Fillon). Mais, il paraitrait, selon la presse que cela serait l'état d'esprit de Monsieur Ayrault. Il part du très mauvais pied!
Comment sont décompter actuellement les "périodes validées" ? (Mesures de la droite Fillon)
Tout dépend de la nature de la période non travaillée. Les périodes de maladie-maternité et de service militaire sont décomptées comme des trimestres cotisés, dans la limite de quatre trimestres pour chacune d'entre elles, sur l'ensemble de la carrière. Une personne ayant connu un arrêt-maladie de 18 mois ne peut donc avoir que quatre trimestres effectivement cotisés.
En revanche, les bonifications de huit trimestres par enfant élevé, ou les périodes de chômage, ne sont pas décomptées. Ce qui est scandaleux ! C'est inhumain et injuste car cela renvoie la responsabilité du chômage à celui qui en est la 1er victiime!
On a pas le droit de faire payer aux salariés le morcellement de plus en plus répandu de leurs carrières, en ne décomptant pas les éventuels trimestres de chômage. Un salarié arrivé à 60 ans, qui a commencé à bosser à 18 ans et a connu plusieurs périodes de chômage, suite à des licenciements boursiers ou repressifs, peut en effet être empêché de partir à 60 ans, alors qu'il n'a pas cessé de chercher un emploi.
Pour tout le monde, il est clair que le gouvernement doit sans délai, sortir un décret qui prenne en compte toutes les périodes non travaillées, de même les bonifications de huit trimestres par enfant élevé doivent s'appliquer. Cette nouvelle disposition doit être élargie à tous les salariés qui ont commencé à travailler avant 18 ans. Il suffit de corriger le mauvais dispositif de la droite.
Regardez Daniel sur TLM
Le débat organisé par TLM ce matin sera diffusé sur TLM :
Bonne séance de télé à tous